Camp de Pâques - Condor MMXXIII
Pendant les vacances de Pâques, la patrouille du Condor a effectué un camp vélo de trois jours, au départ de Toulon, vers Saint Tropez.
Ce matin de mi-avril et après avoir soigneusement préparé nos sacs, pour qu'ils soient les plus légers possibles, et tous dotés de kits de réparation, nous enfourchions nos vélos et prenions possession de la piste cyclable, direction Le Pradet, puis Carqueiranne et Hyères.
Le premier tronçon de route (bien connu par la patrouille) avalé, et après un solide déjeuner qui nous a redonné des forces, nous avons quitté la piste paisible et monotone et opté pour la départementale, bien plus fréquentée, elle. Il a fallu rester vigilant avec les voitures, persévérer et tenir bon dans quelques ascensions à nous couper le souffle, dompter les chemins chaotiques & tortueux, et composer avec le relief, parfois bien raide pour nos mollets, mais qui nous a aussi offert de grandes descentes à pleine vitesse, grisantes et pleines de liberté !
Pas mécontents d'arriver - place au ravitaillement et à un repos bien mérité dans un carré d'herbes abrité d'une haie de bambous.
Arrivés de bonne heure à Saint Tropez, nous en avons profité pour nous dégourdir les jambes et découvrir ce port mythique, remplis de yachts somptueux, gigantesques et rutilants, tous serrés les uns contre les autres ! Je n'en n'avais jamais vu autant, ni autant de si gros, de si près !!!
Un homme, affirmant être champion de France et d'Europe, tenta de nous retenir pour une partie d'échecs, mais sentant la supercherie, nous déclinions l'invitation, gardant nos sous et tout à la découverte des lieux !
Il était déjà l'heure de rentrer !
Après un long moment restés là : à contempler le golf, le visage au vent et les yeux perdus dans ses eaux claires et d'un bleu profond, nous avons ré enfourché nos vélos, et profité, une dernière fois, des paysages traversés à l'aller.
Cette nuit-là, nous avons posé notre bivouac sur la plage de l'Almanarre, pour dormir sous les étoiles : bercés par le bruit de la mer, lovés dans le sable et arrosés par les embruns, nous garderons un super souvenir de cette épopée !!!
Ce camp ne pouvait pas s'achever sans une petite crevaison ! Mais heureusement vite maitrisée et proche de notre arrivée ! ouf !!!
140 kms joyeusement accomplis, de dépassement de soi, à travers nos magnifiques paysages provençaux, à l'ombre des pins et sous un soleil généreux de printemps !!!
Henri M. reporter du Condor


